Moi, PEINTEX, fan de VINOT/SULLIUS, le peintre expressionniste franc comtois encore vivant, je vous propose des Reportages sur ses apparitions publiques
ET, en 2010, SA VISION DES SAINTS du JOUR
que je POMPE SUR SON BLOG
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http://sullius.over-blog.com/article-7-avril-jb-chatel-de-la-salle-et-les-iufm-48129005.html
Aujourd'hui, Saint Jean-Baptiste de la Salle.
Patron des enseignants, donc saint à mi- temps, puisqu'ils n'ont en moyenne que 150 jours d'activité par an, sauf les agrégés et autres maîtres de conférence qui essayent d'en caser encore moins dans des années qui ne comptent que 365 possibilités, et les institutrices de maternelle qui sont là pour changer les couches (sic donc à la maison toute l'année.. Patron à mi temps donc, on lui a heureusement collé les éducateurs en plus, il est quitte de s'ennuyer au paradis, le bougre ! Encore que, si ça continue, c'est avec sainte Acadomia (tm) qu'il devrait se pacser, notre JB..
....Elle est loin la France de la troisième république qui avait fait de ses enseignants des hussards, les dépêchant jusque dans les hameaux les plus perdus de corrèze ou des vosges..puis, après, dans les Aurès où les rizières d'Indochine..
Ils étaient au poste, logés par les communes, souvent en couple dans leurs logements parfois insalubres au premier étage au dessus des salles de classes, souvent les seuls à possèder une brosse à dents et une Panhard..
L'insécurité n'avait pas la même couleur à l'époque..
L'oreille tirée à l'école, c'était par un coup de sabot dans les fesses du petit merdeux qu'on la consolait, pas en dénigrant l'enseignant, ni en le frappant dans sa classe.. Aujourd'hui, notre Saint JB, rémois d'origine, aurait bien du mal à recommencer son oeuvre.. Pour commencer, il lui faudrait réapprendre l'autorité, puis, les droits de l'enfant, puis les associations de parents d'élèves (dont la peep, ne prononcez pas pipe, le tabac est relégué dans la rue), puis les inventions bisannuelles des technocrates du MEN,* qui vont du carnet d'évaluation, à l'intégration de tout, aux remises à niveau, etc..etc.. qu'on a à peine comprises qu'il faut déjà les désapprendre.. sans les oublier parce qu'elles finiront pas ressortir dans quelques paires d'années.. (sauf les bonnes, qu'on jette !)
Ensuite, il lui faudrait une école verte, brevetée dépense énergétique zéro, plus un TBI, des micros ordinateurs, et puis maîtriser les TICE, faire des kermesses pour acheter les consommables, et avec tout ça, notre Jean Baptiste de la Salle, il pourrait recommencer à être l'homme admirable qu'il fut..
Sûr que depuis le paradis, il doit se sentir soulagé d'être né et mort au 17éme..
Lui qui a inventé les écoles "normales " pour former les maîtres "d'école",(aujourd'hui Instituts Universitaires de Formation des Maîtres : IUFM), il doit pleurer en découvrant jour après jour que leur disparition est programmée, et qu'il faudra Bac +5 minimum aux instits pour apprendre à lire aux enfants de 6 ans sans autre formation que leur cursus universitaire...
Oubliés les qualités de coeur, l'enthousiasme, et les idées de partage et de mise en commun, la volonté d'offrir le mieux à ceux qui n'ont rien..
Il doit pleurer aussi en voyant vers quel précipice d'inculture et d'indigence le dumpeur social et son petit chat entrainent l'école publique...
(Qu'elle ne soit plus laîque, mais de plus en plus privée est le seul truc qui doit le réjouir notre Jb de la salle, encore que, on est loin ici de la gratuité qu'il a toujours prôné et de l'ouverture d'esprit qu'il conseillait à ses élèves maîtres)! )
Merci de tout ce que tu as fais JB, mais ne reviens pas, l'enseignement, devenu un purgatoire, sera bientôt, dans ton beau pays, l'enfer sur terre !
*Ministère de L'Education nationale
http://sullius.over-blog.com/article-6-avril-on-reprend-du-petit-marcellin-48010748.html
Aujourd'hui, Saint Marcellin
Le IV ème siècle commençait à peine que déjà l'Eglise en était en son 29ème pape, et les chrétiens s'étaient alors choisi Marcellin, le petit marteau, et pas Hussein le gros, pour les conduire vers le royaume céleste. Marcellin pratiquait l'exorcisme et avait fort à faire dans une Rome pleine de paîens et d'adorateurs d'idoles sataniques mais se trouvait fort heureux, bien installé dans son pontificat. Ses affaires religieuses prospéraient, et, partout dans l'empire, les chamagnons de la foi propageaient la bonne parole sur les pas des armées romaines, ouvraient des succursales et formaient des collabarateurs..
Cupidon, Bacchus, Toutatis et Epona perdaient du terrain devant l'influence du cruxifié de Jérusalem.. Etonnante percée tout de même de cette religion sans bacchanales, prônant trop souvent la rigueur et l'abstinence, dans notre Gaule où on ne travaillait que 2 jours sur 5. (déjà les 35 h!)..L'attrait de la nouveauté, le bagoût de ses vrp, j'avoue ne pas toujours comprendre et d'autres non plus..
Au nombre de ces ignorants hermétiques, on peut compter l'empereur Dioclétien qui, à force de ne pas comprendre avait décidé d'enlever de rome tous ces poissonniers de la vraie Foi. Inaugurant une méthode radicale de traitement de l'infection qui iut reprises par d'autres praticiens de la méthode extrême, il commença par brûler les livres saints, puis les églises et ceux qui étaient dedans, puis s'attaqua à ceux qui étaient dehors.. (On a déjà narré au travers de la vie de quelques saintes et saints de l'époque la merveilleuse imagination de l'inquisition dioklétienne..). Pour résumer, on pourra dire qu'en ce temps, les bourreaux se faisaient du muscle et les lions du Colisée du gras.. Mais du pape Marcellin, point de nouvelles..
Planqué dans les catacombes, sous prétexte de garder pour des jours meilleurs son intégrité physique et religieuse, il était introuvable..Introuvable aux yeux des hommes peut-être, mais pas à ceux de Dieu..Bottant le cul à ce lâche berger qui abandonnait ses agneaux au loup de la païennerie, il le fit ressortir de son égoût, ébloui par la lumière de la compréhension, comme un survivant de Nagasaki par celle du jour.. Et c'est là qu'il devint Saint, notre Marcellin,
( Et pas en inventant ce fromage savoyard qui vous met l'eau à la bouche)
Dioclétien n'allait pas lâcher ce morceau de choix et le fit triturer dans tous les sens juqu'à la croûte pour le faire abjurer sa religion .. Las, Marcellin, tout tissé du Kevlar (tm) de sa foi , résista à tout..jusqu'à ce que Dieu considère qu'il avait racheté sa lâcheté, et inspire ses tortionnaires qui lui coupérent le cou....
Ce qu'il restait de lui fut jeté aux lions
http://sullius.over-blog.com/article-5-avril-irene-47976683.html
aujourd'hui, Sainte Irène. On en parla longtemps du martyre d'Irène et de ses deux soeurs. On en parla longtemps dans les chaumières de Thessalonique,puis dans celles de macédoine, puis de plus en plus un peu partout comme des partout où voyageaient les marchands de soie, le long des grandes voies commerciales et de celles moins carossables des campagnes les plus reculées..On en parle encore, même ici, au fond du fond de la haute saône, ce pays de rivières et de cerisiers où la venue de l'Ipad (tm), n'a pas ajouté une ride sur l'eau calme des étangs où chantent les grenouilles, où déjà fleurissent les droseras sur les sphaignes des tourbières; on en parle encore de sainte Irène et de son corps de reine de beauté..
Vers 304 après Jésus Christ, alors que le mouvement religieux lancé par ce bonhomme barbichu avait déjà irradié les côtes de l'adriatique, elle fut prise avec ses soeurs par les troupes de Dioclétien qui essayait encore de lutter contre la contamination. Pour ces troupes de romains et de mercenaires locaux, ce nettoyage etnico-religieux était si fastidieux, ( il leur fallait courir tout le pays par des chemins muletiers par un soleil de plomb) que, quand ils attrapaient des chrétiens, ils s'amusaient un peu avec... pour compenser. Les deux soeurs d'Irène déjà bien fatiguées par la vie furent rattrapées à la course par des soudards bien entraînés et, après avoir été bien testées, furent recalées au concours de miss Salonique présidé alors par un certain endemolus et brûlées vives... Irène, de son côté, jeune fille très sportive, avait couru se réfugier dansles montagnes, rendant grâce à son régime crétois qui n'avait déposé aucun gramme de cellulite sur ses cuisses fines et musclées..Las..
Irène, bien que cachée dans le fond de la montagne y fut rattrapée par une odeur de rôti dans laquelle elle décela le parfum de ses soeurs. Que se passa t-il dans sa tête, se reprocha t-elle d'avoir abandonné sa famille, eut-elle un message de Jésus, on ne sait pas trop.. Mais elle redescendit de la montagne, (à cheval) et se rendit aux troupes romaines..
La suite de son histoire ne sera racontée que brièvement pour rester dans les limites de la correction, car Irène, comme ses soeurs, refusa de renier sa foi..Pour la punir, on exhiba au vu de tous son corps parfait dont l'image a survolé les siècles, puis après un petit passage au bordel du coin, jugée plus bonne à rien, elle fut brûlée en place publique.
Ses deux soeurs s'appelaient Agapé et Chiona. (sans rire)
http://sullius.over-blog.com/article-4-avril-fais-tes-paques-47918479.html
Aujourd'hui, saint Isidore
Pour ceux qui suivent un peu, je vais vous prendre la main, car, pour retrouver le bon Isidore dans l'abondante cacophonie du martyrologue romain, faut un fil d'ariane : Celui d'aujourd'hui, c'est celui dit "DE SEVILLE" et pas du tout les autres,tous ces glorieux et saints homonymes de notre Sévillais.
Les voici donc par ordre de négation nos tricards : --Isidore, ermite du désert de Scété; un autre du même nom mais pas ermite (4ème s.); Isidore De bakanja,martyr au Congo, De CHIO (3ème s.); DE PELUSE prêtre en Egypte, de ROSTOV; De saint joseph religieux passioniste; celui De Yuriev; et surtout pas le dernier, l'illuminé laboureur de chanvre dit "Isidore, Le laboureur Paysan" !
Le terrain maintenant défriché, venant en à notre Isidore du jour.
Il ne fut ni vierge ni martyr, mais aujourd'hui on dirait de lui que ce fut un intellectuel humaniste...A son époque, on ne parlait pas de célibat des prêtres ni de pédophilie,et la chrétienté cherchait plutôt à consolider ses bases sur des sujets sérieux comme la divinité de Jésus et la compilation des savoir anciens..
(Rappelons nous aussi qu'alors, la médiaconnerie n'avait pas la puissance peopolesque qu'elle a aujourd'hui.)
Fils du riche et très religieux tunisien, Sévarianus, Isidore dut fuir avec toute sa famille une pays envahi par des wisigoths qui, bien que chrétiens eux aussi, inteprétaient dans l'intolérance une autre lecture des écritures saintes, et persécutaient nos futurs exilés. Réfugiés en Espagne mais sans soucis d'argent, (rassurez vous, ils ne vivaient pas à flanc de colline sous une tente de l'Unicef), Isodore et ses frères de Sévilleavaient tout le temps de dévorer les ouvrages de la bibliothèque familiale que l'on décrit fort riche en ouvrages philosophiques, théologiques et même technologiques.
En 599, succédant à son évèque de frère, Saint Léandre,il prit la tête de l'échevéché de Séville..C'est à partir de là que, quittant l'ombre de son frère, il commence à faire parler de lui. Pas rancunier mais presque, il entreprit d'amener les Goths qui peuplaient alors l'ESpagne, à la vraie foi, celle qui reconnaît la trinité; et, par la même occasion, sans doute pour leur démontrer par des faits historiques qu'ils avaient tort, il rédigea une "Histoire des Goths" qui paraît-il est à peu près réaliste.. Puis, prenant conscience que sa cervelle n'aurait pas plus de longévité qu'un cd en plastique, il entreprit avec tout son équipe épiscopale de rassembler les connaissances de son temps dans une encyclopédie demeurée une référence jusqu'après la renaissance...
Il mourut à Séville en 636, ayant réussi à conciler vie contemplative et vie active comme son modèle, Jésus, connu pour se consacrer le jour à faire des miracles dans les miasmes des bas-quartiers et la nuit à prier sous les oliviers.
http://sullius.over-blog.com/article-3-avril-richard-47862605.html
Aujourd'hui, Saint Richard.
Pas grand chose dans la vie de ce saint anglais du XIIème siècle..
M'inspire pas ce fils de gentleman farmer qui mérite bien son nom puisqu'il est né sans trop de soucis de fin de mois..Mais voilà, le chemin de ses parents n'a pas croisé la route de l'union pour la morosité populaire et ils n'ont pas profité des 530 000 SMIC distribués cette année aux 17 000 chevaliers de la lutte anti fiscale.A son époque, le bouclier fiscal de Richard et de ses parents, c'étaient les métayers, laboureurs et autres bergers qui mettaient en valeur les terres du château familial pour juste le droit d'y vivre..Le système a fait école et s'est même amélioré puisqu'aujourd'hui l'exploitation des pauvres est devenue européenne, au travers de la PAC qui offre à cette chère Elisabeth d'Angleterre quelques substantielles subventions de survivance..
Mais je reviens à Richard..notre saint du jour..Il n'était pas comme les autres membres de sa famille, faut vous le dire : Comme ses parents avaient fini par bouffer la ferme, il se retrouva par nécessité employé dans ses ex-écuries qu'avait rachetées un voisin moins dépensier. Au contact des bêtes et des gens du bas, ayant vendu sa rolex (tm) et son Aston Martin(tm), Richard devenu conscient que la vie est dure, resta un moment à travailler de ses mains jusqu'à ce que ses vieux parents qui vivaient sur ses maigres ressources trouvent un CCAS qui les prenne en main et leur trouve un mouroir conventionné SS où il savait qu'ils auraient le minimum vital. L'esprit désormais libre, il partit étudier la théologie catholique à Oxford puis sur le continent et réussit si bien qu'au bout d'une vingtaine d'années, revenu dans son anglosaxophonie d'origine, il reprit la direction de l'Université dIOxford, puis reçut la charge de l'échevêché de Chichster. On raconte qu'alors qu'il était bien installé dans tous les avantages que lui procurait ses fonctions, une prise de tête avec le nouveau roi, le petit Henry III, celui qui ne montait jamais sur ses grands chevaux car il n'avait pas trouvé de talonnettes assez hautes pour voir l'échine de la bête, on raconte donc que ce roi là, auquel il refusa je ne sais quoi, le priva de son appartement de fonction, de son carrosse à 20 chevaux, de ses sergents d'armes, et de tout accès aux arcanes du pouvoir et à son dressing room, où pourtant il avait des vêtements ecclésiastiques indispensable à sa représentation.
Mais Richard peut dire merci à Henry III, car c'est grâce à cette disgrâce qu'il est passé à la postérité sour le nom de saint Richard de Chichester. Car, redevenu pauvre, il partit sur les routes de son archevêché, habillé de sa seule soutane noire et d'une capeline à capuche en gros drap noir noir aussi, et, visitant les pauvres et les malades, donnant de son temps et de ses forces, il répandit le bien autour de lui jusqu' à sa mort. On raconte même qu'un jour, croisant un jour la route d'un ancien soldat romain frisé et rigolard du nom de colucchius, ils inventèrent ensemble l'armée du salut avec ses uniformes à la con, ses flutiaux et ses clochettes...
Comme quoi, bosser au cul des vaches pour remplir la cassserole de ses parents ruinés, et se prendre le chou avec les riches peut forger un destin de saint !
Nantis de la terre, prenez en de la graine !
http://sullius.over-blog.com/article-2-avril-sandrine-fantome-de-la-nuit-47817458.html
http://sullius.over-blog.com/article-avril-1-saint-hugues-remplit-son-baril-47769995.html
Aujourd'hui, Saint Hugues Seigneur du vin de noix vertes
Le roi du vin de noix au blanc de savoie c'est lui.
Ce saint là fut évêque de Grenoble après être né de l'autre côté de la montagne, dans la Drôme. Et, comme il faisait à pied le chemin entre les deux régions il avait le temps, en traversant le Trièves de bourrer ses poches de tout ce qu'il pouvait marauder en passant..
Et c'est ainsi, qu'une fois, par un mois de juin très chaud,comme il descendait la route pas encore Napoléon mais déjà Fine,il s'arrêta chez la Geneviève, la tenancière de l'auberge de Lavars, le pays où l'on fabrique ces magnifiques porte-monnaies en peau de hérisson retournée qui ont, depuis, assuré la renommée des écossais qui en ont repris la production. Donc voici notre Hugues déguisé en religieux qui s'attable et réclame à boire, sortant de sa poche la poignée de noix vertes aux cerneaux à peine formés qu'il avait gaulées dans le verger du père hoquet, celui qui réagit par des contractions sporadiques du diaphragme dès qu'on le regarde de travers lorsqu'il est en chaire le dimanche.
Hugues, de tout ceci, n'en avait cure.. avec son verre d'apremont bien frais, il sortit de son mouchoir à carreaux noué en sac, une croûte de tome maigre et commença à dépiauter ses noix. Las..
Voyant avec dégoût ses jolies mains d'écclésiatique prendre la teinte brunâtre des paluches de sarrazin, il reposa bien vite ces fruits poussés à la sève de diable. La Geneviève, qui était en pleine production de Génépi et de Thé des Alpes, sortit de sa cuisine quand il lui demanda de jeter tout ça aux cochons..Mais comme elle était en pleine préparation de ses liqueurs, elle posa les noix vertes où elle le pouvait, dans un pot à cornichons vide oublié dans un coin de la cuisine, se promettant d'exécuter plus tard l'ordre de notre futur Saint Hugues. Son repas terminé, saint hugues, repu de tome, l'appela à nouveau, lui réclamant quelques litres de blanc pour aller son chemin jusqu'à Grenoble.. Geneviève descendit à la cave, et se mit en quête d'une bonne cuvée car elle savait que le Chanoine de Valence (c'était alors son job, à St Hugues) n'hésiterait pas à la faire redescendre si d'aventure le picrate se révèlait imbuvable. Elle remonta donc une floppée de bouteilles au creux de son tablier et en proposa le taste vinage à la fine gueule.. Hugues les goûta toutes et en rejeta deux qu'il conseilla à Geneviève de garder pour faire cuire les moules, ou conserver les cornichons..
Et d'ailleurs, joignant le geste à la parole, dans le pot de grès où Geneviève avait écarté ses noix, il versa les deux bouteilles, et s'en fut sur la route. 40 jours plus tard, Geneviève, en plein nettoyage, s'interrogea en découvrant le mélange puant qui remplissait le pot à cornichons. Puis la mémoire lui revint et, avant de jeter le tout aux poules, elle testa le truc..
C'était râpeux, tanique, verdâtre, légérement nauséabond, et très amer. Mais Geneviève, experte en liqueur flaira là une trouvaille..Elle commença par filtrer le tout, puis ajouta de la gnôle pour chasser l'odeur, et du miel pour sucrer ce qu'elle avait décidé de baptiser "le jus de Saint Hugues", mais qu'aujourd'hui on appelle simplement "le bon vin de noix vertes de Mamy Moun."
C'est tout pour aujourd'hui...
SAINT HUGUES ne MOURUT qu'en 1132, après une longue vie car, à chacun de ses passages, il ne manquait jamais de boire quelques pintes de ce breuvage tellement tonifiant.
aujourd'hui, saint Benjamin
Benjamin... On prononce ces trois syllabes et on a tout dit. Il y a de ces prénoms qui se suffisent à eux mêmes par leur équilibre et par la puissance phonétique qu'ils recèlent. Comme virginie, marcellin, bérenger et j'en passe,
Benjamin me semble être de ceux là, tant le saint du même nom fêté ce jour existe déjà en claironnant les trois syllabes qui le composent, et qui roulent comme l'écho du tonnerre sur les collines de Meurcourt lors des orages d'août ..
En Hébreu, Ben Yamine, c'est à peu près ça : celui qui vient avec la chance, ou celui né de la main droite.. Dexter..la droite..ça vous évoque autre chose..
Faut pas...Nos lointains conquérants -rappelez vous, je cultive ma celtitude- ouvraient le ventre des chèvres et regardaient dans leur foie tout en surveillant le vol des mouettes.. Tout ce qui venait de la droite était bon pour l'avenir,ce qui venait de gauche..pas bon du tout..
ça nous a donné l'adjectif mixte sinistre, (lat:" sinister"= gauche).
Donc, ses parents à notre saint du jour l'appelèrent Ben Yamine, parce-que la grossesse de la mère avait été sans soucis, et que pour le père, il était temps que yahvé envoye un fils vu qu'il n'y avait que des femelles à la maison, et qu'il était obligé de se servir de plus en plus de sa main droite pour ne pas se retrouver à la tête d'une compagnie de majorettes. Mais le fils ne tint pas les promesses que sa naissance avait fait naître dans le coeur de son père qui l'aurait bien vu reprendre l'oliveraie familiale alors que, converti précocément au christianisme, il accepta la chargede diacre à Ctésiphon en irak moderne..
Là, au milieu des champs de naphte qui déjà, à l'époque rendait les gens fous, il entama une campagne résolumment volontaire contre le cancer de la peau, déconseillant aux bédouins du cru de s'adonner au culte du soleil pourtant recommandé par le roi du pays.
Benjamin fut alors arrêté pour propagande mensongère et on lui fit un petit bout de voyage au bout de l'enfer en lui glissant délicatement des bambous effilés entre les cellules mortes des ongles et celles, vivantes, des phalanges terminales. Martyr jusqu'au bout des doigts, donc, il mourut finalement d'une infection mal soignée à un ongle incarné du gros orteil gauche qui s'étendit à tout le corps..
Ne néglige jamais une infection au pied gauche si tu as une prothèse du pied droit.. (tm)
(proverbe franc-comtois en cours d'enregistrement)
http://sullius.over-blog.com/article-30-mars-aime-de-dieu-l-amadaeus-47640662.html
aujourd'hui saint Amédée,
ou amadeus ou aimé de dieu....
Savoyard et bienheureux.
Amédée IX (9) (j'aime bien mettre des n'oeufs partout, dimanche, c'est Pâques)
naquit avec une cuillère d'argent dans la bouche, et le coquetier
du même métal qui va avec, vu que ses parents
n'avaient pas vraiment de soucis de fin de mois,
son père étant l'un des Ducs de Savoie au XV ème siécle.
Marié à dix sept ans, le mariage lui donna des boutons et provoqua chez lui
de mémorables crises d'épilepsie qu'il soignait tant bien que mal
à l'eau de Thonon et à l'absinthe dans des proportions équilibrées,
soit 1/20ème pour 19/20èmes.
On raconte que pendant ses crises sa femme abusait de lui, car,
curieusement, son épilepsie à lui le laissait mou et faible de partout
sauf de son membre viril
qui gardait une raideur juvénile pendant des heures..
C'est pourquoi, il se vit bientôt sans s'en rendre compte à la tête
d'une petite famille de 10 enfants dont 7 survécurent au stress
de leur conception assistée par épilepsie sans même aller voir un psy
ou autre charlatan à la mode aujourd'hui.
Sa femme avait si bien compris son fonctionnement intime
qu'elle profitait aussi de ses crises pour "porter" la culotte
et diriger de main de maîtresse
les affaires du duché..
Et, notre beau Amédée, à force de laisser aller les choses finit
par lui céder totalement la place.
(On dit encore dans les chaumières savoyardes que son épouse avait passé un pacte avec le diable et, qu'en échange de son âme, elle avait reçu l'adresse d'une petite pharmacie suisse où l'apothicaire préparait de délicates petites pilules bleues dont malheureusement la recette s'est perdue depuis..)
Pendant ce temps là, Amédée, lui allait de plus en plus mal jusqu'au jour où,
sur les conseils du chapelain de Thonon, il remplaça l'eau morte
par de l'eau bénite dans son mélange opaline..
Il ne guérit pas pour autant..
Mais eut la révélation que sa maladie était un don de Dieu
pour lui faire comprendre que tout sur cette terre
n'est qu'un long chemin de souffrance,
d'autant plus qu'il en voyait l'illustration dans le Saint Suaire
qu'il visitait tous les mardis tant qu'il fut exposé à Thonon
avant que les Français ne chassent le comte de savoie qui s'installa avec à Milan.
A partir de cette prise de conscience, Amédée IX devint Amédée le Bon,
distribuant des sous et du pain aux pauvres, priant dieu tout le temps,
et remplissant toutes les cases de son cahier d'évaluation sociale
à la grande satisfaction de Jésus.
Il partit bienheureux de sa vie de souffrances
au paradis des épileptiques
en 1472.
http://sullius.over-blog.com/article-29-mars-gwladysse-47533037.html
Aujourd'hui, Sainte Gwladys.
Du gallois archaïque Glad signifiant à peu près "Richesses".
Que vient faitre le W là au milieu, mystère..
c'est sûrement pour faire plus exotique..
Cependant, dans ce W qui est comme un zig zag vertical, on peut voir
le revirement brutal qui affecta la vie de Gwladys quand elle perdit
son roi de mari, dans les années 420 de notre ère.
Son mari était un roitelet du pays de galles, un peu comme un
conseiller général d'aujourd'hui en france
qui règne sur son canton ou sa com de com, et
avait fort à faire pour mettre au boulot ses ouailles
aussi serviles que fainéantes..
Faut dire qu'être payé à coups de triques, ça peut démotiver..
surtout quand ça laisse des bleus..
Donc , le petit mari de Gwladys était souvent très occupé
et pas vraiment au château où sa belle et chaude épouse
passait son temps à broder le trousseau de leur fille.
Consciente que la qualité des linges du trousseau serait la clé
d'un beau et bon mariage, elle avait entrepris, en plus de la broderie,
un vaste plan de recherche "qualité" pour obtenir le meilleur..
Conseillée par une vieille tante restée stérile malgré de nombreux essais
de procréation in vivo, Gladys entreprit de tester la chaîne de fabrication de A à Z.
Et, pour choisir les meilleurs professionnels, elle mit à profit l'expérience
de la tante et leur ouvrit très largement les cuisses.. et se fit donc trousser
par le planteur de lin, et par le moissonneur, et par le tisserand,
et par le tailleur, et par le couturier et même par le mercier
mais pas longtemps, car ça lui donnait des boutons..
Puis, pour tester les draps du trousseau, c'est le cuistot qui y passa
et le palefrenier, et le portier, et l'écuyer, etc.. etc..
Vous n'imaginez pas ce que le personnel d'un petit château peut compter
de beaux mecs chauds comme la braise..
(Faudrait peut-être demander aux Windsor, y doivent savoir!)..
Le roi, lui, n'en savait rien, et comme il finit par mourir
d'une blessure infectée au fumier suite à un coup de fourche
asséné avec bienveillance par un paysan qui voulait garder sa vache,
Glwladys se retrouva veuve.
Et c'est là qu'on retrouve notre zig zag..
A peine veuve, la voilà qui vire totalement :
De croqueuse d'hommes, elle devint sainte nitouche, de bringueuse
à la cuisse chaude, elle devint seins de glace
et pour finir, se retira du monde des hommes dans une forêt profonde
comme on en trouvait à l'époque au pays de Galles..
Elle finit là sa vie en ermite, se consacrant à Dieu
et c'est pour ça qu'elle est sainte..
Pour terminer, voici le joli nom de son défunt mari..
il s'appelait Gwynllw..
lui, il a 2 W..
on essayera de savoir pourquoi,
mais une autre fois si vous le voulez bien..
http://sullius.over-blog.com/article-28-mars-ca-rame-un-peu-47497705.html
Aujourd'hui, Saint Gontran
Celui que la postérité a appelé le bon roi Gontran est il l'ancêtre du père noël ?
Les recherches historiques sur cette époque de la Gaule du VIème,
ont plutôt donné le rôle du père fouettard à ce petit fils de Clovis le teigneux..
Il faut dire qu'il n'était pas commode le bougre..
Echappant aux trucidations mutuelles des héritiers de Clovis, Gontran aurait
pu rester peinard à chalons sur Saône, avec son gentil petit titre de roi
de bourgogne; mais non, il se passait le temps en guerroyant de droite
à gauche à la manière des moeurs de l'époque.
On raconte même que ses escapades guerrières n'étaient que des prétextes
pour faire d'autres conquêtes plus à même de faire pousser des bois de 26 cors
sur la tête de son épouse..
Jusqu'à ce qu'il en eut marre d'elle et la répudie,
et en profite pour zigouiller à qui mieux mieux ses gens de compagnie
dont le médecin de la dame qui était aussi le sien..
Mais, comme il n'était pas à une vie près, tout cela ne lui apporta
que soulagement et sentiment de liberté.
Content de lui, il fit venir ses potes pour arroser avec eux
sa vie de garçon retrouvé..
Que burent ils dans cette soirée de débauche qui dura une neuvaine,
on ne sait pas trop, mais Gontran eut du mal à s'en remettre...
Et comme il n'avait plus les délicieuses potions anti migraine de son médecin
pour retrouver l'oeil et les idées claires, il pria Dieu pour qu'en passant,
celui-ci lui fasse le coup de l'Aspégic (tm)..
Ce que Dieu fit aussitôt, parce-que Dieu avait à cette époque compris
que c'était bon pour lui de soigner les rois migraineux..
Pas ingrat, notre Gontran renonça de suite à sa vie de débauche
et entra au service du dieu des chrétiens.
Dès lors, évangélisant tout ce qu'il pouvait, il s'occupa des pauvres
et des veuves, fit des dons aux monastères, etc..etc.. vous savez bien,
tout ce qui plaît sinon à Dieu, au moins à ses représentants sur terre!
En 592, il mourut au monastère de Saint Marcel à Chalons sur saône..
et depuis on l'appelle le bon roi..
mais pas encore le père noël, vous l'aviez compris..
http://sullius.over-blog.com/article-27-mars-saint-samedi-gurias-et-samonas-47477191.html
Aujourd'hui, c'est la St Habib.
Habib, vous vous en doutez à l'oreille,a quelque chose de pas très chrétien, comme ça, de prime abord, mais, détrompez vous: , ce gars là est bien un saint de l'église chrétienne !
En fait, il est né Turc et en est mort d'ailleurs..
Fort comme un turc , il a eu le malheur d'être têtu comme un Franc Comtois un lendemain de bringue quand tous les neurones du cortex sont soudés en un
bloc inerte et baigné de Kirsch..
Habib aurait eu une longue vie en plus d'être belle s''il n'avait pas croisé la route
de deux Zinstitutions qui furent essentielles pour son déroulement de carrière..
(Il est parfois des chemins faciles qu'il vaudrait mieux ignorer, et leur préférer
la Porte Etroite, comme dirait l'ami gay ou notre Gide national..)
Car Habib eut pour son malheur un karma qui lui fit se rencontrer la chrétienté naissante et l'Empire romain vieillissant..
On dit habituellement que c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes..avec les jeunes carottes, mais là, pour Habib, la conjonction des deux
eut une odeur de barbecue..
Vers 320 de notre ère, refusant de renier sa foi chrétienne, il fut brûlé en place publique après avoir servi quelque temps de sad-toy à un bourreau particulièrement compétent, dont on a par hasard retrouvé les mémoires dans la table de nuit de Rudolf Hess..
Il ne partit pas seul, car, toujours pragmatiques, les romains groupaient les flambées comme on remplit aujourd'hui les charters..les bonnes méthodes sont éternelles!
Il partit donc au royaume de Dieu avec SAMONAS et GURIAS..
Priez donc pour eux, pauvres pêcheurs !
http://sullius.over-blog.com/article-26-mars-larissa-me-monte-au-nez-47358139.html
http://sullius.over-blog.com/article-25-mars-imber-be-et-le-maroilles-47304791.html
Aujourd'hui, Saint Humbert (Hunebert, Imbert)
J'aime bien ce saint là..
Un saint vivant, bien en chair et en envies charnelles, le verbe gras et la cuisse légère, un fils de bonne famille craquant l'héritage familial dans le puits sans fond
des cabarets, comme d'autres creusent les déficits publics et font valser les économies des petits vieux à coups d' hedges founds
pour mieux se farcir la prime de noël,..
Imbert est de ceux là pour qui la vie était terrestre avant que d'être éternelle..
Mort vers 630 de notre ère, il a fini moine à l'abbaye de Maroilles(tm),
alors que les 3/4 de sa vie se passèrent en bringues sans fin
et en retours titubants au petit jour..
C'était le temps où le Nord n'avait pas encore inventé ni les Chtis ni le cinéma
et que, dans l'oise septentrionale, l'évangélisation allait bon train à coup de construction d'abbayes et autres communautés religieuses autarciques
notamment sous la houlette de Saint Amand (avec un D).
C'est l'Amand qui avait un troupeau de vaches bio que, même quand elles avaient des mammites, il les soignait sans antibiotiques,
juste à la tisane de salsepareille
qui les faisait bleuir au point qu'on ne les retrouvait plus
si on les baignait dans la piscine.
Ce saint Amand (Avec un D, pensez à Amande, amandine, zut alors !)
finit par croiser le chemin de débauche de notre Imbert qui adorait le Maroilles bio, surtout quand il commence à se revêtir de son joli bronzage de fromage quasi autonome..
Gourmand comme une chèvre devant les pieds nus d'un Fernandel, Imbert se rendit, sur les conseils d'un compagnon de cordée, à l'abbaye de maroilles pour y acquérir quelques pièces de la production odorante du lieu afin de faire passer les pintes de bières qu'il avait siphonnées la veille..
C'est là donc qu'il rencontra le Bel Amand, qui, sur le pas de la porte de l'abbaye, avec son ânon blanc et ses glacières remplies de bière et de maroilles, partait à Rome voir si les cloches étaient encore là bas vu que Pâques approchait.
L'histoire ne nous a hélas laissé aucune trace de leur entrevue, là, entre deux univers, le fermé et l'ouvert, le terrestre et le spirituel, la débauche et la vertu,
le blanc et le rouge, etc..etc...
Que se dirent-ils, Amand parla et Imbert écouta, ou l'inverse,
ou les deux à la fois ou rien du tout..
Toujours est il que, dans leur conversation,
s'invita un troisième larron..
Vous voyez à qui je pense ?
Gagné !
Plus prompt que le gendarme caché derrière ses jumelles numériques,
plus rapide que le PV électrionique, plus fulgurant qu'un paiement par carte bleue au service des contraventions, Dieu s'invita
et prit toute la place dans l'esprit,
le coeur et l'âme de ce cher Imbert !
Devenu compagnon de route d'Amand, il fit avec lui le voyage à Rome
par la vallée d'Aoste où ils faillirent se fracturer les membres en se prenant (avec un t) les pieds dans des vestiges de défenses d'éléphants
parce-qu'ils n'y voyaient rien.
Quand le mal du pays les prit et qu'il n'y avait plus de Maroilles, ils revinrent, copains comme cochons, dans l'Oise où Imbert donna tou
ce qui lui restait de sa fortune à l'Abbaye de maroilles
qui l'accueillit bien volontiers jusqu'à sa mort,
vu que c'est lui qu'avait l'oseille!
C'est un peu grâce à lui qu'il existe encore, le Maroilles !!
Alors, merci qui ?
Merci Imbert, Hunebert, Humbert !
http://sullius.over-blog.com/article-24-mars-kaaty-de-suede-47283924.html
Aujourd'hui, Sainte Catherine de Suède.
Quand en 1322, naît un joli ange blond au foyer de Ulf Gudmarson
et de Brigitte son épouse royale (qui devint Sainte Brigitte),
ses parents sont loin d'imaginer son destin...
Passant sa prime jeunesse élevée par des soeurs dans un couvent de jeunes filles, on ne l'en sort que pour la marier à Edgar,
le fils d'un royal voisin aux poches pleines de sous mais
dont le handicap des gonades et de pas mal de trucs
en même temps, ne leur permettra pas de consommer leur mariage.
Catherine passa donc une dizaine d'années à s'occuper de son petit mari sans prendre part aux plaisirs de la chair qui pourtant, entre sauna et bains de mer, occupaient pas mal du temps des suédois de l'époque quand ils ne venaient
pas tout détruire chez nous..
Puis un jour son père mourut..
Sa mère, Sainte Brigitte, pour se rapprocher du bon Dieu se rapprocha de la maison de Saint pierre et partit à Rome ..
(Je crois pas qu'on parlait déjà de Vatican à l'époque.).
Sa mère lui vantant dans ses lettres la douceur du climat et la beauté
des prêtres italiens, Catherine vint la rejoindre là-bas..
Là, elle copia son style de vie sur celui de sa mère, et entre pélerinages en terre sainte, dons aux pauvres, dévotion absolue à Jésus et autres astuces
pour rester vierge sans être martyre, elle devint Sainte Catherine de Suède.
On la nomme aussi Sainte Catherine de Valdstena, car c'est dans le monastère
du même nom qu'elle rapporta les restes de sa petite et sainte maman
et où elle repose, elle aussi, pour l'éternité..
Oui, je sais, c'est pas marrant aujourd'hui, mais c'est un jour sans, voilà tout .
Allez faites moi donc rire,
c'est votre tour, saisissez votre chance !
http://sullius.over-blog.com/article-23-mars-delenda-est-cathago-47197933.html
Aujourd'hui, Saint Victorien le glorieux.
Il y a fort longtemps, déferlèrent sur la lointaine Carthage (Tunisie actuelle me semble t-il), les Vandales, cousins des envahisseurs Rapetou (tm), venus des steppes humides de l'Europe centrale et non du monde de picsou (tm) comme
vous semblez le croire..
Comment avaient-ils traversé la méditerranée après avoir vandalisé notre beau
pays et celui non moins joli des ritaliens, je crois tout simplement qu'ils avaient
pris le ferry à Gênes parce-que c'est moins cher qu'à Marseille et qu'il y moins
de grèves début juillet..
Oui, je vous vois venir.. des grèves à la plage..
La ficelle est grosse comme une corde de 20 mètres 50 attachée derrière
le yacht de Boloré avec, au bout un petit bonhomme sur de grands skis qui crie..
"je veux descendre, je veux descendre!"
Enfin, voici donc nos Vandales qui débarquent dans une Carthage qui s'était depuis longtemps remise de sa destruction par les troupes de Caton, et
s'installent dans la ville.
Chrétiens comme les tunisiens de l'époque qui avaient inventé la bougie, nos Vandales confessaient toutefois l'Arianisme, et tout ce qui ressemblait pas à ça
ne leur plaisait guère.
Ce qu'ils firent vite comprendre à Victorien, le Gouverneur de la ville qui lui croyait
à la divinité de Jésus..
Le roi des Vandales le pria donc gentiment sous peine de sanctions délicates, d'embrasser l'arianisme, lui et tous les carthaginois.
Victorien refusa..
Pour l'exemple, on s'occupa de lui et de quatre riches commerçants tirés
au sort parcequ'ils avaient du blé, les triturant dans tous les sens
jusqu'à ce que mort s'ensuive et qu'ils finissent en pâtée pour les crocodiles
des douves du palais gouvernemental.
Depuis, ils n'y ont mis que des grenouilles..
C'est beau un exemple qui fonctionne !
Mort avec ses 4 compagnons pour une histoire de bons à rien,
Victorien devint Saint Victorien et depuis, tous les 23 mars, nous assène
le dicton suivant :
"S'il pleut le jour de Saint-Victorien,
tu peux sûrement compter sur du bon foin.!
Personnellement , je préfère celui ci :
" Orage d'Avril remplit les Barils !"
Aujourd'hui, Léa la sainte
Veuve joyeuse romaine, qui passa grâce à la fréquentation
de saint Jérôme, du statut de dame noble à celui de noble dame..
Avec elle, on est loin au début, comme avec le mouvement du 22 mars,
qui en 1968 prônait la liberté sexuelle et autres facilités par la bouche d'une
toujours grande gueule, notre Cohn Bendit "national", de la pratique chrétienne traditionnelle, mais très proche de ce qu'était la vie des étudiants qui provoquèrent les bouleversements de mai 68.
Oh, bien sûr, sa conduite ne fit pas fermer Nanterre ni démarrer les cars de CRS,
mais sa réputation de patachon n'était plus à faire dans le quartier de Rome
où elle habitait, il y plus 1700 ans de ça ..
Mais un jour qu'elle zigzaguait au petit matin, râpant ses luxueux
vêtements au crépi rugueux des murs de la ruelle dans laquelle ses sens
embrumés par le vin l'avaient égarée, elle aboutit à une placette qui donnait
sur le parvis d'une mignonne chapelle devant laquelle, tel le bandit cité + haut,
Saint Jérôme haranguait la foule sans avoir besoin de micro.
"Repentez vous, faites abstinence, donnez aux pauvres, etc, etc..
tout le programme commun était déjà là !"
Léa n'y comprit rien mais trouva dans la foule un beau jeune homme
compatissant qui la raccompagna jusqu'à son lit, où elle se réveilla
le lendemain croyant avoir rêvé...
Mais en apercevant le gaillard qui lui dessinait un troupeau de moutons
sur le drap de dessus, elle sut qu'il était temps de changer de vie.
Elle retourna donc à l'église de Saint jérôme et se mit à son service.
(-en tout bien, tout honneur- bien entendu !).
Dès lors, elle distribua ses biens aux pauvres, les accueillit ché zelle,
les soigna, sans oublier de prier Dieu avec autant d'assiduité que de
profondeur, si bien qu'elle finit mère supérieure d'un monastère
qui avait besoin de ses sous..
On la fête le 22 mars parce-que ce serait ce jour là que Dieu l'aurait
appelé dans son royaume sur les recommandations de Saint Jérôme
qui l'avait gardée dans ses amis FaceBook (tm), et lui gardait une place
sur son nuage vituel..
http://sullius.over-blog.com/article-22-mars-lea-et-les-malassis-47113633.html
http://sullius.over-blog.com/article-21-mars-je-croyais-que-c-etait-le-printemps-47073802.html
Aujourd'hui, Fêtons donc les Clémences !!
Je vais, une fois n'est pas coutume, remercier une personne qui m'est chère parcequ'elle est un mien neveu et surtout parcequ'elle est venue me tirer,
ce soir, d'un bien mauvais pas..
Privé de clavier, j'étais comme un imbécile devant cet ordinateur qui me
rendait muet de force..
Alors, j'ai prié Sainte Clémence, la sainte du 21, vous savez,
celle qui habite entre le 19 et le 23..
J'ai imploré, pas trop non plus parce-que s'abaisser à réclamer,
c'est pas une habitude à prendre, .
Je lui ai dit :
"Toi, Sainte Clémence D'holenberg, demain c'est ta fête..
et j'ai plus de clavier..inspire moi !
Tout ce qu'elle a trouvé à me dire, c'est "sers toi de ta main!"
J'ai cru entendre à nouveau mon adjudant chef, celui qui tirait debout
au FRF1 5 balles dans une cible à 600 m de là,
cet adjudant pas d'mes fesses,comme dirait Sardou
(tm) le fils (oui, encore !) qui nous disait :
" à la légion, quand y a pu d'chèvre, sers toi d'ta main !
Je me voyais déjà dessinant mon sein du jour,
puis le scannant comme je le pouvais et, avec la wii
de mon petit bonhomme,
l'envoyer sur le net!!
Mais non, Clémence, cette sainte Femme d'Holenber,
veuve du comte de Spanheim, très très religieuse à l'abbaye
bénédictine de Trèves ne voulait pas me dire ça.
.je le compris aussitôt quand ma soeur Annie,
me téléphonant au même moment, pour unb truc
qui ne vous regarde pas encore, me dit :
"Téléphone donc à Eric, notre neveu; c'est un crack en informatique !"
Voilà une Sainte qui, bien que décédée le 21 mars 1176,
sait se servir
des techniques modernes.!
La suite, vous la connaissez..
Eric m'a réparé ce fichu engin, et je lui ai promis d'être gentil avec son saint,
un qui doit être entre pascal et yves, ou par là .. !!
Toute peine mérite salaire, non ?
Merci Eric..
.
Aujourd'hui, Saint Herbert.
Saint Herbert et Saint Cuthbert étaient deux religieux anglais du VII ème
presque ermites puisqu'ils se fréquentaient une fois par an
pour quelques jours,
et leur amitié était paraît il si forte
qu'elle faisait venir le printemps..
Herbert vivait solitaire sur une île du lac DerwentWater,
ayant préféré au rite romain de son copain à base de vin de messe,
la liturgie irlandaise qui, à l'époque, remplissait le calice de l'offerte
avec de la stout..et vivait là, heureux et reclus, avec uniquement
des vendredis sur son calendirer, vu qu'il ne se nourrissait
que du poisson qu'il pêchait..
Mais voilà qu'un beau jour de mars, comme tous les ans, il vit arriver la barque
de son pote Cuthbert lourdement chargée de bière fraîche
emballée dans une autre qui l'était beaucoup moins..
A peine ensemble, ils vidèrent le fût qui calait le cercueil, puisant dans l'alcool,
pour Cuthbert, le courage, d'avouer à son vieux pote de religion qu'il allait prochainement rejoindre la maison du Bon Dieu.
Aussi avait il décidé de faire une dernière tournée des gens qu'il aimait,
et, pour ne pas être pris au dépourvu sur la route qu'il faisait en char
à boeufs, il trimballait partout avec lui ce cercueil rempli de stout.
Complètement anéanti par la nouvelle, Herbert, sans appétit,
et le cerveau vide, se contenta ce jour là de sucer l'arête du goujon
qu'il avait cuisiné la veille.
Malgré ce repas frugal, le cerveau aussi requinqué que celui d' un fakir
qui a grignoté deux grains de riz au lait, il retrouva miraculeusement ses facultés de pensée et demanda à son ami un dernier service..
Ceux qui connaissent l'histoire savent que, pour ne pas affronter seul
ce monde hostile sans la visite annuelle de son ami, Herbert demanda
à celui-ci qu'une fois arrivé là haut, Cuthbert tanne Saint Pierre jusqu'à
ce qu'il lui permette de le faire venir le plus vite possible auprès de lui..
Ce qui le fit décéder quelques jours plus tard!
Encore une belle amitié qui dépasse la mort !
Fêtez donc les herbert et les cuthbert ensemble
puisque là haut ils jouent aux dominos à la même table.
Aujourd'hui, saint Joseph..
Ah, le saint-joseph blanc ou rouge !!
Quels poêmes ne pourrait-on écrire sur ce Côtes-du-Rhône du nord qui sait
si bien enchanter le palais..(des papes)
Mais non,... pas de pub pour du vin, je tomberais sous le coup de l'ignoble
loi Evin.
Vous savez, celle qui a coupé le gaz sous les marmites de vin chaud
sur tous les petits stades de France, condamnant des milliers de footeux
à tourner à l'Orangina (tm) pendant ces mi-temps frisquettes des matches
de janvier*/ février*/ mars*/ et aussi décembre* et même novembre*,
quand, dans les flocons de neige de l'hiver commençant, les cuisses adipeuses
de l'arbitre en short virent doucement du violet au bleu..ou l'inverse..
Quel arc-en ciel, quel spectacle c'était..
Le vert teinté de glaise de la pelouse, la neige blanche tombant en rafales euphoriques, le souffle gris sortant des naseaux enfièvrés des joueurs, le chatoyement des shorts et des maillots, le doux murmure des supporters
massés le long de la ligne de touche, et..au coup de sifflet triplement strident,
tous ces bestiaux qui se ruent sur la buvette de cette bonne Paulette qui ne sait
par quelle grande gueule commencer sa distribution de breuvage fumant
pour ne pas risquer le renversement de l'échoppe....
(Les ******, ce sont des flocons !!)
Mais revenons à Joseph, ce bon charpentier à qui notre Vierge Marie (!) a fait
un fils de Dieu..
J'espère pour lui qu'il avait consommé son mariage avant, notre Yôsepyah,
parce-que, faire mieux qu'un coït divinement assisté, ça doit pas être facile
tous les jours, même dans un ascenseur, même sur le bureau du patron,
même sur une cuisinière allumée...
même....où vous voulez;.là, vous avez le choix.(
Cette rubrique reçoit toutefois la mention "interdit aux moins de 18 ans").
On dit que le prénom "Joseph" serait traduit de l'hébreu
vers notre langue merveilleuse en:
"Celui que Dieu Ajoute"
Ne serait-ce pas une erreur de traduction, car, en passant
par le coréen, on arrive à :
"Celui qui tient la chandelle pour Dieu".
Allez savoir !!
Allez, fêtez donc les JOSEPH !!
et salut mon cousin!